Balade Historique
Une présence humaine est connue dès la préhistoire. Bien plus tard, un habitat de piémont s’est implanté à proximité de deux sources lors de l’aménagement de la via Domitia. Quelques fragments de céramique du 1er siècle après J-C, récemment découverts, attestent de la présence de l’homme dans le quartier de la Vièle. L’existence réelle d’un village est attestée dans l’acte de fondation d’un couvent de moniales en 1027. On y parle notamment d’un château, de l’église Sainte-Marie du pont romain (appelé Ambroix, pour Ambrussum), de diverses cultures pratiquées sur le territoire.
Gallargues le Montueux Une courte balade chargée d’histoire (Guide de balade n° 1 - Environ une heure, hors visite de la tour) Gallargues le Montueux bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle. A l’heure actuelle, ce village est très connu des voyageurs venant du nord, de la France ou de l’Europe, pour héberger le péage autoroutier de sortie vers les stations balnéaires méditerra-néennes les plus proches de chez eux. Dans l’antiquité, il était situé sur la Via Domitia, reliant Rome à L’Espagne, au débouché du pont romain qui franchissait le Vidourle, fleuve côtier réputé pour ses crues furieuses. Au Moyen Age et encore de nos jours, il est une étape sur le chemin de Saint - Jacques de Compostelle. Au XIXe siècle, il hébergea un poste du réseau national de télégraphie optique. Depuis 1962, il est sur le tracé du canal du Bas-Rhône-Languedoc.
La tour Royale et le télégraphe optique CHAPPE Repère 1 Au sommet du village, ce monument médiéval est visible de très loin. Au début du XIXe siècle, il supporta le mécanisme du télégraphe optique, dû à Claude CHAPPE. Ce système a été reconstitué et mis en place en novembre 2010. En raison de leur importance, la tour et le télégraphe font l’objet d’une présentation particulière dans le complément joint, pages 5 et 6. Les conditions de visite figurent sur le site www.gallargues.fr
La place du Coudoulié et la mairie Repère 3 Descendant du temple en passant par le monument aux morts, on atteint la grande place du Coudoulié. Ce nom vient d’une particularité géologique de la colline. Le monticule gallarguois constitué par un pli du calcaire burdigalien (coquiller) est surmonté d’une calotte d’alluvions villafranchiennes, une terre argileuse rougeâtre qui renferme de nombreux galets. Ces galets, les « codés », faciles à ramasser à cet endroit, étaient utilisés pour paver « calader » les rues.
Le temple protestant Repère 2 A l’origine, ce grand bâtiment était la demeure moderne que le marquis de ROCHEMORE, seigneur de Gallargues, fit élever au XVIIe siècle. Composé d’un grand corps principal orienté plein sud et limité par deux petites ailes de part et d’autre. On y pénétrait par les escaliers et la colonnade toujours en place qui supportait un balcon. . Le 1er avril 1792, à l’ occasion de troubles qui ont suivi la Révolution, la demeure seigneuriale fut incendiée. Vendus au titre des biens nationaux, ses restes ont longtemps servi de carrière aux maçons gallarguois. Depuis la révocation de l’Édit de Nantes, en 1685, les protestants gallarguois avaient vu leur temple rasé et leur culte interdit. La révolution de 1789 puis le Premier Empire ayant proclamé la Liberté de Conscience et rétabli la liberté des cultes, ils désiraient construire un nouveau temple. Thomas BURNET alors maire, d’origine écossaise et négociant retraité à Gallargues, fit l’acquisition des ruines du château pour les céder à la commune en 1810 afin d’y élever le nouveau temple.
C’est sur cette place que se tenaient, à partir du XIXe siècle, les courses de taureaux lors de la fête de la Saint-Martin, en novembre. Le « plan » était alors temporairement fermé par des charrettes, tonneaux et autres échafaudages sur lesquels prenaient place les spectateurs. En 1962, pour plus de commodité, le « plan » des arènes a été déplacé un peu plus bas et implanté de façon permanente à son emplacement actuel de la Promenade. En 1760, les consuls firent construire une nouvelle « maison commune » qui devait contenir, au rez-de-chaussée une halle et l’appartement du maitre d’école ; à l’étage la salle du Conseil et les archives. Le balcon a été rajouté au XIXe siècle. Le petit campanile métallique avec sa cloche indépendante de l’horloge a été rajouté en 1905 au plus fort de la querelle qui a accompagné la loi de séparation des églises et de l’état pour permettre aux libres penseurs de sonner le glas des enterrements civils.
Les dimensions inhabituelles de ce temple et son emplacement sur les restes de l’ancienne demeure seigneuriale ne constituaient-ils pas une revanche sur les persécutions passées ? A l’intérieur, observer les grandes tribunes et l’architecture dépouillée des lieux du culte protestant. Du temple, une esplanade arborée descendait en pente douce vers le village. La place a été aménagée en 1896 et sous celle-ci se trouve une immense salle voutée qui sert de citerne d’eau du village
Après avoir descendu la rue de la Sentinelle, en prenant à droite la rue de la Calade, aller jusqu’au n° 4 pour apercevoir un affleurement de rocher sculpté de manière naïve par un forgeron voisin.
Suite BaladeLa rue de la Poujade (mot occitan pour « la montée ») forme un angle droit à l’emplacement de la tour « Bombardière » rasée en 1811 et se dirige vers le nord, suivant toujours le tracé du rempart. On recoupe alors la Grand-rue à l’emplacement du Portail Neuf, entrée ouest du village à travers les remparts dont on devine le tracé rectiligne dans la rue qui porte le même nom. La rue Neuve et la maison de l’Indienne Repère 6 Depuis les arènes, la rue de l’Abrivado mène à la rue Neuve. Elle est dénommée ainsi depuis près de 450 ans pour avoir été percée à la Réforme au travers du cimetière primitif qui s’étendait au sud de l’église Saint-Martin. Depuis 1984 la rue porte le nom d’une grande dame de la Camargue, Fanfonne GUILLERME. Les constructions qui bordent cette rue rectiligne correspondent à une première extension du village au début du XIXe siècle. On y observe les nombreux portails des maisons vigneronnes équipées alors de caves particulières et d’écuries joignant l’habitation des maîtres autour d’une large cour. A hauteur de l’église, la place Esprit FLÉCHIER (du nom du grand orateur et évêque de Nîmes de 1687 à sa mort en 1710) est bordée à l’ouest par une grande maison aux larges ouvertures appelée « l’Indienne ». Il s’agit d’une ancienne fabrique (1830) de tissus imprimés appelés communément des indiennes au XVIIIe siècle, à cause de leur imitation des étoffes alors importées des Indes.
La place des Halles Repère 4 Dans la rue de la Bonnette Rouge, qui évoque le souvenir des bonnets rouges des Consuls de l’ancien régime se trouve le musée communal (au n° 4). En face, au n° 1, la façade rénovée d’un bel édifice du XIVe siècle. Appelé « Maison sarrazine » sur les anciennes cartes postales, la tradition orale le qualifie sans preuve « d’hôpital des pauvres ». Le bâtiment a été surélevé à la fin du XIXe siècle. Les bizarres corbeaux qui font saillie au dessus des fenêtres géminées servaient à soutenir la charpente d’une toiture en avancée sur la rue. Place du Marché depuis le moyen âge. Le banc de pierre où l’on vendait le poisson et les « hortolisses », le jardinage, était situé devant la porte principale de la ville, démolie en 1824 pour édifier les halles actuelles. L’hôpital du XVe siècle a disparu.
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